Mon enfance en banlieue lyonnaise : souvenirs d’une enfance entre solidarité, rires et vie de quartier
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Mon enfance en banlieue lyonnaise
Si tu me demandes quels sont les plus beaux moments de ma vie, je te répondrai sans hésiter : mon enfance.
L’innocence.
L’insouciance.
Et surtout cette vie en communauté que nous avions.
Comme une grande majorité des Maghrébins de ma génération, j’ai grandi en banlieue. Et honnêtement, malgré tout ce qu’on peut entendre, c’est probablement l’endroit où je me suis le plus sentie chez moi.
Nous nous comprenions sans avoir besoin de beaucoup parler.
Nous nous entraidions.
Une vie de quartier où tout le monde se connaissait
Toutes les mamans se ressemblaient dans leurs habitudes.
Que nous soyons Algériens, Marocains, Tunisiens ou même Turcs, c’était un peu la même chose.
Les mamans se connaissaient toutes.
Elles :
- se rendaient service ;
- récupéraient les enfants des autres à l’école ;
- surveillaient tout le quartier ;
- savaient absolument tout sur tout le monde.
Et pourtant, cela nous rassurait.
Cette solidarité de quartier faisait partie de notre quotidien.
Une enfance rythmée par les fêtes et les traditions
Nous fêtions tout ensemble.
Parmi les moments que nous partagions, il y avait :
- les anniversaires ;
- les mariages ;
- les fêtes religieuses ;
- les vacances.
Il y avait toujours quelqu’un chez quelqu’un.
Les portes étaient ouvertes, les odeurs de cuisine se mélangeaient dans les cages d’escalier et les enfants couraient partout.
Les enfants du quartier grandissaient ensemble
Et nous, les enfants, nous faisions toutes les bêtises possibles et imaginables.
Les grands frères étaient là aussi.
À la moindre bêtise, nous nous faisions rappeler à l’ordre.
Pas seulement par nos parents d’ailleurs.
Tout le quartier se sentait responsable des enfants des autres.
Le souvenir du gâteau fait… sur la terre !
Je me rappelle d’une fois qui me fait encore rire aujourd’hui.
Notre idée de génie
Avec mes copines, nous avions décidé de faire un gâteau maison… mais dehors !
Chacune avait discrètement pris quelques ingrédients chez elle :
- des œufs ;
- de la farine ;
- du sucre.
Et nous avions décidé de faire notre gâteau directement sur la terre, en plein milieu du quartier !
Je vous laisse imaginer le résultat…
Le gâteau était immangeable, mais qu’est-ce qu’on a ri !
Le retour à la réalité
Par contre, quand les mamans ont découvert où étaient passés les ingrédients, je vous raconte pas l’engueulade que nous avons prise !
Aujourd’hui encore, rien que d’y penser, j’en souris.
Ce qui me manque le plus de cette enfance
Je crois que ce qui me manque le plus, ce n’est pas seulement cette époque.
C’est cette simplicité.
Nous n’avions pas grand-chose, mais nous avions l’essentiel.
Nous avions :
- les copines ;
- les cousins ;
- les voisins ;
- les odeurs de cuisine ;
- les rires ;
- les bêtises ;
- les grands frères qui surveillaient tout le monde ;
- et surtout ce sentiment précieux d’appartenir à une grande famille.
Je ne dis pas que tout était parfait.
Mais je crois sincèrement que mon enfance restera à jamais l’une des plus belles périodes de ma vie.
Les leçons que je garde de mon enfance en banlieue lyonnaise
Avec le recul, cette enfance m’a appris des valeurs qui me suivent encore aujourd’hui :
- la solidarité ;
- l’entraide ;
- le respect des anciens ;
- le sens de la famille ;
- le partage ;
- la simplicité.
Ce sont sans doute ces souvenirs qui rendent cette période si précieuse à mes yeux.
Et toi, quels sont tes plus beaux souvenirs d’enfance ?
Et toi, quels sont tes plus beaux souvenirs d’enfance ?
N’hésite pas à les partager en commentaire. J’aimerais beaucoup découvrir les histoires qui ont marqué ton enfance.