Pourquoi nous avons quitté Lyon : le choix qui a changé notre vie
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Pourquoi nous avons quitté Lyon
Avec toutes les histoires que je vous raconterai au fil des articles, notre déménagement était presque une évidence.
Pourtant, nous avions une belle vie à Lyon.
Une grande maison dans une jolie résidence. Ceux qui venaient nous rendre visite nous disaient souvent :
« On se croirait dans Desperate Housewives ! »
Et c’est vrai que nous étions bien.
Mais dans la vie, il y a toujours un « mais »…
Les principales raisons qui nous ont poussés à quitter Lyon
Plusieurs raisons se sont accumulées au fil des années jusqu’à rendre notre départ inévitable :
- Le travail de mon mari en Suisse.
- Le besoin de nous rapprocher de son lieu de travail.
- Les inquiétudes grandissantes pour nos enfants.
- Le manque de perspectives pour leur avenir.
- L’envie d’offrir un cadre de vie plus serein à notre famille.
Le travail de mon mari en Suisse
La première raison, et sans doute la plus importante, était le travail de mon mari.
Après des années d’efforts, Allah nous a ouvert une porte incroyable : il avait trouvé du travail en Suisse.
Seulement, il ne travaillait pas à Genève ou à la frontière, mais du côté de Fribourg, à plus d’une heure trente de route. Pendant des semaines, il faisait les allers-retours tous les week-ends.
Il était évident qu’il fallait nous rapprocher.
Et sincèrement, je peux dire qu’Allah nous a énormément facilité les choses. Nos douas ont été exaucées.
Trouver un logement dans le Pays de Gex est pourtant comparable à chercher une aiguille dans une botte de foin !
Mais ça, je vous le raconterai dans un autre article.
Quand les enfants grandissent, les inquiétudes aussi
Au-delà du travail, les enfants avaient grandi.
Et comme toutes les mamans d’adolescents et de jeunes adultes me comprendront :
Petits enfants, petits soucis… grands enfants, grands soucis.
Dès qu’ils mettaient un pied dehors, je ne dormais plus.
Bien sûr, nous plaçons toute notre confiance en Allah, mais il faut aussi faire les causes.
La peur permanente en tant que parents
Nous habitions près de la Duchère et autant vous dire qu’il ne se passait pas une semaine sans une nouvelle histoire :
- une agression ;
- une bagarre ;
- des voitures brûlées…
Et avec tout cela, l’inquiétude permanente qui accompagne les parents.
Je me revois encore attendre mes fils à 22 heures à la gare de Vaise, en plein hiver, dans ma voiture, presque en syncope jusqu’à ce qu’ils descendent enfin du métro après leurs entraînements de sport de l’autre côté de Lyon.
Je crois que seules les mamans comprennent cette angoisse.
L’avenir de nos enfants a confirmé notre décision
Mais ce qui a vraiment confirmé notre choix, c’était l’avenir de nos enfants.
Parcoursup : une première désillusion
Les jumeaux avaient obtenu leur bac. Nous étions fiers.
Mais Parcoursup ne voulait pas d’eux.
Il a fallu trouver des solutions au dernier moment, souvent dans l’urgence.
Trouver un emploi malgré les études
Et même plus tard, avec un Bac +2 pour l’aîné, les seuls emplois qu’on leur proposait étaient au drive ou en caisse de grande surface.
Et là, pour nous, c’était non.
Non, pas parce qu’il y a quoi que ce soit de honteux dans ces métiers.
Mais parce que nous ne voulions pas qu’ils revivent les mêmes difficultés que nous.
Nous voulions qu’ils aient de vraies opportunités.
Hors de question qu’ils répètent l’histoire.
Quitter Lyon pour le Pays de Gex
Alors du jour au lendemain, en plein été, nous avons quitté Lyon.
Et nous sommes passés d’une grande ville à… la campagne !
En attendant la fin de construction de notre appartement, nous avons vécu deux mois à Prévessin-Moëns.
Autant vous dire que le choc a été violent pour les grands.
Je crois que ce furent les deux mois les plus longs de ma vie !
Les cartons partout, plus aucun repère, dans un T3 à 7 !
Et pour couronner le tout, l’un des jumeaux se blesse et doit être opéré.
Le pauvre se retrouve alité au milieu des cartons, dans ce qu’il considérait comme le bout du monde.
Deux mois de galère… qui nous font rire aujourd’hui
Je me rappellerai toujours d’une phrase qu’il m’a sortie.
Il m’a regardée très sérieusement et m’a dit :
« Maman, si un jour quelqu’un me demande où j’habite… jamais de la vie je dirai Prévessin-Moëns. JAMAISSSS !!! »
Comme si je l’avais exilé en Sibérie !
À l’écouter, nous avions quitté Lyon pour vivre au milieu des vaches, loin de toute civilisation.
Sur le moment, je vous avoue que je ne rigolais pas beaucoup.
Mais aujourd’hui, nous en rions tous ensemble.
Et le plus drôle dans cette histoire, c’est qu’aujourd’hui nous habitons à cinq minutes de cette fameuse rue…
Et pourtant, nous n’y sommes jamais retournés.
Jamais !
Je crois que nous sommes tous un peu traumatisés. 😂
Même en passant à côté, aucun de nous n’a eu envie de refaire un tour dans cette rue.
Comme si notre cerveau avait décidé d’effacer ces deux mois de galère, les cartons, l’opération, les plaintes quotidiennes et les :
« Maman, on est où ici ?! »
Avec le recul, quitter Lyon a été la meilleure décision de notre vie
Et pourtant…
Avec le recul, je peux dire une chose.
Ce déménagement a été l’une des meilleures décisions de notre vie.
Parce qu’il y a des départs qui ressemblent à des déchirements…
Mais qui sont en réalité des bénédictions.
Et quand je vois aujourd’hui le chemin parcouru, je me dis simplement :
Al hamdoulilah.
Pourquoi cet article peut vous parler
Si vous traversez une période de changement, vous vous reconnaîtrez peut-être dans notre histoire :
- Quitter Lyon pour une nouvelle région.
- S’installer dans le Pays de Gex.
- Déménager pour un travail en Suisse.
- Chercher un meilleur cadre de vie pour ses enfants.
- Faire confiance à Allah tout en faisant les causes.
Cette expérience nous a appris qu’un départ qui semble difficile peut parfois être le début d’une vie meilleure.